Médiumnité : qu’est ce que c’est ? Explication et interprétations.

"Je ne cherche pas l’au-delà, il vient vers moi."

La médiumnité: une antenne entre le monde physique et le monde spirituel.

Il faut d'abord savoir régler sa fréquence, la médiumnité est un phénomène naturel. Nous vivons entre le ciel et la terre et notre nature nous permet d’incarner pleinement cette dimension.

La méditation, le calme mental nous aident à affiner notre intuition. Les marches silencieuses en forêt, entre autres, nous aident à affiner notre relation avec notre corps, à être plus réceptifs, plus sensibles.

Lorsque nous nous faisons confiance, lorsque nous marchons dans notre existence d’un pas léger, les informations intuitives dont nous avons besoin se révèlent à notre conscience. Nous pouvons alors capter et percevoir ce qui est juste pour nous, l’issue d’une situation qui nous semble bloquée, les causes d’un échec. Il ne nous reste qu’à les écouter. Devenant plus sensibles, nous pouvons alors mieux percevoir notre environnement et entretenir avec lui une relation sereine, paisible et créative.

"On comprend par la logique et on apprend par l’intuition", disait Churchill. Et vous, écoutez-vous votre intuition ?

Par les messages qu’ils délivrent, les médiums accompagnent la traversée du deuil et les questionnements existentiels. Ce contact si mystérieux avec l’au-delà est-il un métier comme un autre ?

La médiumnité permet de se connecter à un champ de conscience universel, une immense base de données invisible, ainsi qu'aux défunts.

Visualisez un poste radio, le plus banal possible encore existants malgré toute notre nouvelle technologie. L'un de ces postes toujours présents chez nos grand-parents. Réglez votre radio préférée en cherchant la fréquence associée. Et ainsi de suite pour toutes vos chaines de radio. Il y a l'émetteur (les chaînes de radio), le récepteur (le poste de radio) ET le canal de communication (la fréquence d’onde sur laquelle les signaux sont véhiculés). Ce processus est assez précis. En tournant la molette, l’auditeur change la station, et capte une autre vibration.

Et bien le principe est sensiblement le même avec la médiumnité et même avec le spiritisme. Ici et là des médiums, des spirites, mais aussi, des personnes simplement sensibles et intuitives captent un certain nombre d’informations. Parfois elles deviennent tellement expertes qu’elles en font leur métier. Tout dépend de la finesse de l’attention que chacun porte au phénomène.

En fonction de la longueur d’onde sur laquelle nous réussissons à nous connecter, nous captons telle ou telle fréquence, de la plus haute à la plus basse.

Au-delà des simples informations intuitives que nous pouvons percevoir à l’approche d’un événement, dans le cours de nos rêves, en visitant un lieu chargé d’histoire, en regardant une photo ou en marchant dans une rue, certains d’entre nous ont affiné leur antenne et entretiennent une communication plus précise avec les animaux, avec les défunts pour certains médiums, ou avec des guides spirituels, des anges pour d'autres.

Nous ne sommes que des antennes.

« Nous ne sommes pas des ordinateurs, nous sommes des antennes » répondait Albert Einstein à un journaliste qui lui demandait d’où venait son intelligence hors du commun. Ainsi, le grand scientifique reprenait ce postulat chamanique selon lequel nous ne sommes pas plus coupés de notre environnement qu’une vague n’est coupée de l’océan. Postulat repris par la science qui nous apprend que la matière physique, l’atome, ne représente que 7 % de l’univers, et que le reste est occupé par de l’énergie sombre qui assure l’expansion de l’univers. En nous reliant à notre environnement nous pouvons intuitivement en percevoir la nature ; comme en écoutant notre corps, nous pouvons en apprendre beaucoup sur ses besoins.

Cette approche demande à élargir la notion du « qui suis-je » et réaliser que notre être est bien plus vaste que notre simple personnalité et qu’il intègre notre réalité cellulaire et vibratoire.

Ces ondes qui nous traversent

Dans notre quotidien, nous sommes traversés par des ondes telluriques, cosmiques, hertziennes, cérébrales. Nous sommes traversés par les pensées et les projections mentales des uns et des autres. N’avez-vous jamais pensé à quelqu’un avant qu’il vous appelle, ou eu envie de fuir une maison à peine le seuil franchi ?

Chaque pensée, information, communication est véhiculée par une fréquence d’ondes particulière. Nous n’en captons habituellement que très peu, car nous ne sommes pas branchés sur la longueur d’onde adéquate et ne sommes pas assez attentifs aux informations subtiles qui nous traversent. Il est nécessaire de clarifier nos antennes pour améliorer la réception des messages.

Plus nous affinons notre perception, plus nous captons des informations subtiles.

Régler la bonne fréquence

En modifiant notre fréquence de réception, nous pouvons capter l’énergie vibratoire humaine, animale, minérale, ou végétale… Des chamans et certains botanistes captent facilement l’énergie des végétaux. Ils sont capables, en entrant en contact avec une plante, d’en identifier les propriétés médicinales. L’essentiel des propriétés des plantes et des remèdes de notre propre pharmacopée a été identifié de cette façon. Certains vétérinaires se sont spécialisés, eux, dans la communication animale et entretiennent une communication télépathique assez précise avec des chiens, des chats, des chevaux, pour retrouver en silence l’essence de leurs maux. Ces spécialistes sont notamment consultés avec des résultats étonnants par des propriétaires de chevaux lorsque la seule observation de l’animal de suffit pas à comprendre la raison d’un blocage ou d’une pathologie.

En modifiant notre fréquence, nous pouvons nous relier à la fréquence vibratoire des minéraux et ressentir quelles pierres sont bonnes pour la santé, pour la mémoire, pour le sommeil.

Pour affiner leur perception, les radiesthésistes s’équipent d’un pendule ou de baguettes de sourcier pour entrer en contact avec la fréquence vibratoire de l’eau. Ils retrouvent des sources souterraines avec une précision au mètre près.

Des médiums se connectent à une fréquence qui permet d’entrer en contact avec les défunts. À une autre fréquence, nous capterons l’énergie des maisons, des anges, ou des fleurs.

En état de transe

Si certains chamans et médiums ont besoin de développer un état de transe pour modifier leur état de conscience et accéder à ces fréquences, d’autres captent naturellement des informations angéliques sous forme de signes légers intégrés dans leur quotidien. Il n’est pas nécessaire à chacun d’être en transe pour canaliser des informations. La transe permet simplement d’accéder à des fréquences plus fines et difficilement accessibles dans un état non altéré.

Pour chacun, la transmission de ces canalisations peut se faire sous forme d’enseignement spontané, d’écriture automatique, d’intuition, d’images, mais aussi, comme ce fut le cas de plusieurs artistes, sous forme d’œuvres musicales ou picturales.

Mozart, Léonard de Vinci ou Michel Ange auraient-ils pu créer leurs œuvres s’ils n’avaient été connectés à une source d’inspiration qui dépassait leur personnalité ou leur être ordinaire ?

Thérapie du deuil

On évoque souvent le côté spectaculaire des capacités médiumniques, plus rarement le travail intérieur, transformateur, de certaines séances. Fabienne est formelle : consulter un médium l’a aidée à traverser son deuil. Pourtant, cette responsable marketing, cartésienne, n’y croyait guère. Il y a une dizaine d’années, elle assiste, impuissante, au suicide de son mari, qui ne lui laisse aucune explication. Elle ne survit que pour son fils, de quelques mois à peine, mais sombre dans la dépression. « Je ne voyais plus le sens de cette vie. Nuit et jour, je retournais dans ma tête ce qui avait bien pu le mener là. » Une amie lui conseille un médium« Je n’avais rien à perdre ! Ce qui m’a frappée, ce sont les détails qu’il m’a livrés, qui témoignaient de la connexion avec mon mari (comme ce petit mot de code entre nous), sans que je ne lui dise rien. Le médium m’a transmis des éclaircissements – précis, en lien avec le travail de mon mari – qui m’ont aidée à comprendre son geste, à déculpabiliser. Ce contact avec un au-delà possible a surtout radicalement changé ma façon de vivre ! J’ai pu rebondir. Et je vis plus intensément chaque instant », partage-t-elle.

Les médiums interrogés soulignent tous l’importance de ce travail de réparation. Ils ne sont pas les seuls ! Dans son livre La Médecine face à l’au-delà, Jean-Jacques Charbonier, anesthésiste et réanimateur, précise qu’il lui arrive assez souvent de prescrire une consultation médiumnique pour traiter les syndromes dépressifs liés au deuil. « Les résultats sont parfois spectaculaires », assure-til. D’autres professionnels de santé le confirment, comme la psychologue Agnès Delevingne : « Les mediums ont un rôle extrêmement bénéfique lors d’un deuil. J’ai perdu beaucoup de mes proches ces dernières années. Ce sont les médiums qui m’ont apporté le plus de réconfort… Et je l’ai constaté autant à titre personnel que professionnel. De nombreuses personnes que nous rencontrons témoignent de l’aide précieuse qu’elles ont reçue grâce aux médiums, et je pense particulièrement aux parents qui ont perdu un enfant. »

Les seules véritables limites qui existent sont celles que l'on se donne.

Un travail authentique

Subtil, précieux, le contact médiumnique exige « authenticité, humilité et discernement », disent les médiums« Les contacts médiumniques sont des contacts d’amour, même si parfois c’est de la colère qui s’exprime. Certains décèdent avec un contentieux et se manifestent pour mettre les choses à plat. Généralement, c’est d’un réconfort inouï ! Mais il y a aussi des échecs. Les personnes qui consultent pensent souvent que si leur proche est passé de l’autre côté, il doit être prêt à pardonner, mais ce n’est pas toujours vrai. Cela peut se manifester par une absence de contact », observe Dominique Vallée. D’où l’importance, soulignent en chœur les médiums interrogés, de travailler les liens de son vivant.

Époque de transition, mal-être ambiant et quête de sens : les médiums notent unanimement une demande en hausse de leurs services. Revers de ce phénomène, certaines personnes sont dans la « consommation », allant parfois jusqu’à l’addiction.

Les médiums disent pourtant assez souvent aux gens de ne pas revenir avant une année, et n’hésitent d’ailleurs pas à refuser certaines séances. Plus largement, Jean-Marie Le Gall nous invite à nous poser une question, essentielle : « À travers cette séance, est-ce que cela amène à une transformation de notre être ? » Et tous insistent : consulter n’est pas jouer... La médiumnité n’est pas un divertissement, ni pour le médium ni pour le consultant !

Métier ou vocation ?

L’éveil à ce don est souvent perçu comme un appel intérieur, « plus fort que tout », c'est un engagement, vis-à-vis de l’ici et de l’au-delà. Ce n’est ni un choix ni une « spécialisation ». « On ne se lève pas un beau jour en se disant : “Tiens, si je devenais médium ?” C’est notre chemin de vie ! ». Qu’elle soit leur compagne depuis l’enfance, ou qu’ils l’aient découverte à la faveur d’un événement particulier (deuil, accident...), d’aucuns vivent leur médiumnité avec bonheur, d’autres peuvent même la subir, car n'oublions la société rationnelle et matérialiste dans laquelle nous évoluons.

Témoignages de mes amis médiums:

« Il faut beaucoup de nuance quand on aborde la question de savoir si la médiumnité est un don ou une profession. Le contact avec nos chers disparus ne doit pas être réservé à une élite... Mais le médium donne beaucoup de lui-même et sacrifie sa vie privée. Il est donc normal que certains choisissent de demander une participation financière, du moment qu’elle reste raisonnable », indique Laure. « Il faut un cadre pour exercer, sinon on est vite débordé »,. « J’ai choisi de me déclarer, mais j’ai une éthique stricte. Les gens qui consultent sont en détresse, je ne m’enrichis pas sur leur dos. Il m’arrive de refuser des séances, Plus qu’une profession, c’est un don que l’on nous donne pour aider les autres. »

« Comme j’ai été éduquée par des médiums, j’ai découvert cette faculté dès mon plus jeune âge. Ce don m’a été transmis par mes parents qui, eux-mêmes, l’ont reçu des leurs. Pour moi, être médium est un véritable don, qui est devenu au fil du temps une vocation, et c’est actuellement ma profession. Concrètement, je suis médium par flashs visuels et auditifs. J’utilise également comme supports le tarot, le pendule, la boule de cristal. Je pratique, par ailleurs, la voyance par téléphone. Dans la vie quotidienne, mes dons ne se manifestent que lorsqu’une personne doit recevoir une aide. Je dirais que, derrière chaque flash, se cache une mission. En dehors de mes proches, très peu de gens sont informés de ce don, tout simplement parce que j’estime que je n’ai pas à partager ce côté extraordinaire avec eux. Avec la médiumnité, je dis souvent que les seules véritables limites qui existent sont celles que l’on se donne. À travers ce monde spirituel, on comprend qu’en réalité, il y a très peu de limites... tant que cela conduit à des actions positives ! »

« Ma grand-mère paternelle était guérisseuse. À l’époque, on ne considérait pas cela comme un métier. Elle le faisait gracieusement, car elle avait des revenus par ailleurs. Ce don était un secret de famille. Mais, lorsque j’avais 10 ans, cette grand-mère décédée venait m’embrasser en sortant du cadre qui contenait sa photo. Comme j’étais très seule, je trouvais ça charmant ! Quand je l’ai raconté, mon père a dit sobrement : “Dominique est comme maman.” On est toujours rattrapé par son destin... et ma grand-mère m’accompagne dans cette voie ! Lorsque je traite des gens en magnétisme, il arrive que la médiumnité se manifeste ; que les défunts souhaitent adresser des messages. Lorsqu’une situation complexe se présente en séance, je n’assène pas brutalement les choses, mais je glisse quelques informations reçues ou sentiments éprouvés à propos, par exemple, de secrets de famille. Et curieusement, je reçois toujours une aide de l’au-delà, qui fait que les mots peuvent être entendus et compris. Les rares fois où je me suis tue, c’était face à des situations où le lien entre le consultant et le défunt brassait des relations très conflictuelles... et où exprimer tel ou tel fait n’aurait rien réglé. »

Joy LEOLY

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